vendredi 24 octobre 2014

Déjeuner NBA Montréal


« Losers do things the same way. Winners find new ways.”

Superbe opportunité ce matin au Centre Bell alors que la Chambre de commerce organisait un déjeuner exécutif avec trois gestionnaires de la NBA. De passage à Montréal pour le match pré-saison opposant les Raptors de Toronto au Knicks de New York, Masai Ujiri, président et directeur général des Raptors, Dikembe Mutombo, légende de la NBA et Mark A. Tatum, commissaire adjoint et chef de l’exploitation, NBA, formaient un panel animé par Justin Kingsley, directeur créatif du Canadien de Montréal. Près d’une centaine de membre de la communauté d’affaires s'est présentée pour échanger avec eux. On a d'ailleurs remarqué Kevin Gilmore, vice-président exécutif et chef de l'exploitation du Canadien dans l’assemblée.

L’homme pour qui je m’étais surtout déplacé, Masai Ujiri, est demeuré assez tranquille pendant la discussion. Tatum a fait tout le contraire et a bien représenté la réalité actuelle de la NBA. Selon lui, les plus grands défis de la ligue sont le statu quo, la technologie et l’allocation des ressources dans un contexte d’internationalisation et de constantes mutations. Tatum a également rappelé à quel point le succès de la NBA était lié à une profondeur de talents exceptionnels. En effet, la ligue compte autant sur de futures légendes tels que Steve Nash, Kevin Garnett, Kobe Bryant et Tim Duncan, des super étoiles au sommet de leur carrière en Lebron James et Kevin Durant qu’un groupe imposant de jeunes étoiles électrisantes comme les Wiggins, Lin, Irving, Wall, Cury et Griffin.


 
Justement, en parlant de jeunes, j’ai demandé à Ujiri comment il s'y prenait pour continuer d’évoluer, d’apprendre en ce qui attrait au développement de talent. Je crois qu’être DG d’une équipe de sport professionnel est le plus bel emploi de gestion des ressources humaines et de développement de talents toute industrie confondue. Sa réponse vient en trois temps :

1.       S’entourer et s’inspirer d’individus intelligents, de gagnants
2.       Apprendre à écouter notre entourage
3.       Traiter les gens comme nous aimerions être traités

Ujiri, originaire du Nigeria, a une histoire incroyable alors qu’il perce les ligues majeures en dépistant bénévolement les équipes de l’Europe et en Afrique pendant plusieurs mois, résidant souvent dans des auberges de jeunesses sans connaître son avenir professionnel. Graduellement il a bâti son réseau de contact pour devenir une référence unique sur le talent euro et africain. En 2003, les Nuggets du Colorado lui offre un poste de dépisteur. Il passera ensuite une première fois chez les Raptors comme directeur du dépistage pour revenir à Denver, par la grande porte, comme DG.

Outre ses prouesses professionnelles, Ujiri se démarque par son engagement dévoué dans deux fondations majeures prônant le sport comme véhicule de développement pour les jeunes : Basketball Without Boarders et Giants of Africa Foundation. Un parcours qui rappelle drôlement celui de Fabrice Vil et sa fondation, Pour 3 Points, s’attaquant au décrochage scolaire par la formation d’entraîneurs de basketball en quartiers défavorisés de Montréal.

L’organisation des Raptors a été très généreuse et a permis à l’ensemble du groupe d’assister à la pratique de l’équipe.

Le genre d’expérience qui me fait penser qu’il y a bel et bien un marché à exploiter à Montréal pour des conférences sur la gestion du sport professionnel!

Jean-Philippe Gagnon

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